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 . Contexte

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Jenny C. Robinson
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Messages : 2462
Date d'inscription : 10/05/2013

Feuille de personnage
Surnom: Jen'
Âge: 26
Chambre/Appartement: À la pension, au premier étage.

MessageSujet: . Contexte   Ven 10 Mai - 9:54

Récit de la pension.

Une île, non loin des côtes de Sydney. Ou perdue au large de la ville ? Une île chargée d'histoire, une île qui avait maintes et maintes fois changé de nom. Autrefois appelée l'Île du Mousse, suite, selon la légende, à un pari entre le capitaine du navire qui y avait mouillé pour la première fois et son mousse, elle fut rebaptisée quelques années auparavant l'Île de Rosebury, du nom de l'homme qui s'en était emparé. Mais rien ne put changer les noms que lui donnaient les habitants des côtes. L'Île maudite. L'Île aux Fantômes.

Car pour comprendre cette histoire, il fallait remonter plusieurs siècles en arrière, au moment de la naissance des rumeurs qui courent toujours à son sujet. L'île était déjà peuplée, mais une horrible maladie, que nul ne savait soigner, y apparut, et se répandit comme une traînée de poudre. La contagion semblait aussi rapide que la maladie était violente. Et les habitants des terres, par crainte d'être atteints eux aussi, la mirent en quarantaine, pour y contenir l'épidémie jusqu'à ce qu'elle s'éteigne d'elle-même, plutôt que de tenter d'aider les insulaires à guérir. Il ne resta que peu de survivants. Ici s'arrêtaient les récits des historiens, et ici commençaient les rumeurs.

Les fantômes des morts hanteraient toujours les lieux. La nuit, leurs voix suppliantes, pleines de rancune, geindraient dans les rues de la ville et dans la campagne alentours. Et plusieurs personnes venues s'installer depuis le continent seraient mortes dans d'étranges circonstances. Car les âmes des personnes emportées par la maladie n'auraient pas pardonné à ceux qui les avaient laissées mourir pour leur propre sécurité.

Vérité ou mensonge ? Nul ne pouvait le savoir. Toujours est-il qu'en 1955, une femme nommée Milly Sweetlove, faisant fi des rumeurs, construisit sur l'île une pension pour jeunes garçons âgés de 11 à 24 ans. Pourquoi un tel choix de lieu ? Difficile de le savoir, à part en interrogeant la principale intéressée...

Ses premiers pensionnaires, vu la réputation de l'île, furent de mauvais garçons envoyés là bas par leurs parents en guise de punition. Mais Milly ne voulait pas que sa pension devienne un centre de redressement, et s'employa à aider les jeunes mis à sa charge à trouver leur propre voie et à s'assagir, arrivant presque toujours à leur faire aimer leur séjour là bas, et du même coup l'île sur laquelle ils avaient fait leurs études.

Voyant ces résultats, et leur île devenue bien plus attractive pour les jeunes, les responsables politiques de l'endroit finirent par décider de suivre cet exemple, et tâchèrent de faire de leur île un lieu touristique et attrayant. Ils voulurent notamment inciter les jeunes commerçants et entrepreneurs à s'y installer, par une série de mesure pour faciliter leur venue et le lancement de leurs activités, et luttèrent pour obtenir l'installation d'un lycée et d'une université très réputée, avec succès. Ainsi, peu à peu, les opinions sur l'île se scindèrent-elles entre ceux qui étaient effrayés par les rumeurs, et ceux qui étaient attirés par les perspectives d'avenir qu'elle offrait.

Mais revenons-en à la pension. La gérante, surnommée la vieille chouette par ses pensionnaires - par affection ou par malice, qui sait ? - recueillit un jour deux orphelins : une jeune fille de seize ans, Jenny C. Robinson, et un jeune homme d'un an son aîné, Caled Rosenbach. Elle les éleva pendant dix ans à la pension, leur montrant peu à peu tout ce qu'il y avait à y faire. Depuis l'arrivée des deux orphelins - ou probablement de Jenny uniquement - de plus en plus de jeunes filles venaient également à la pension. Et s'il s'agissait d'un changement considérable dans les habitudes de l'institution, cela ne semblait pas déranger Milly. Et, dix ans après l'arrivée de Jenny et de Caled, elle leur en délégua la charge. Si nul ne se plaignit d'être désormais sous la responsabilité de la première, douce et chaleureuse, le caractère exécrable et impitoyable du second lui attira beaucoup d'inimités - soigneusement cachées.

Le bâtiment en lui-même était assez grand pour accueillir une centaine de jeunes, et relativement moderne, avec tout le nécessaire pour le confort : chambres, salles de bains avec baignoires ou douches, toilettes, bien sûr, un petit salon, un réfectoire et un potager extérieur. Du point de vue de la décoration, bien des jeunes furent surpris de constater que leur « vieille chouette » semblait apprécier les couleurs pastels, puisqu'elles se retrouvaient dans toutes les pièces, sur toutes les tapisseries, peintures, rideaux et autres.

La vie n'y était pas toujours facile, bien sûr, et les jeunes y étaient laissés dans une relative autonomie, dont les plus turbulents profitaient pour maltraiter les autres ou profiter d'eux pour leur faire accomplir leurs propres tâches. Car s'il y avait une chose que Milly ne supportait pas, c'est bien le manquement aux règles établies. En outre, ceux qui mettaient leurs camarades dans des situations difficiles étaient sanctionnés plus lourdement. Par exemple, au lieu de s'occuper de son linge, le fautif devait préparer le repas, déjeuner et dîner, pour tous ses camarades, donc jusqu'à une centaine de personnes !

A quelques kilomètres de là se situaient le lycée et l'université, reliés à la pension par une ligne de transport en commun. Attention toutefois pour les pensionnaires ! Les gérants de la pension connaissaient leurs résultats, et faisaient le nécessaire pour que les jeunes mis sous leurs responsabilités travaillent suffisamment pour obtenir leur diplôme, quitte à demander à Milly de se charger des récalcitrants !

Tout semblait donc aller pour le mieux pour l'île. Mais les rumeurs à son sujet commencèrent soudainement à reprendre de l'importance. Certaines mauvaises langues accusaient M. Rosebury d'en être responsable, mais nul n'avait la moindre preuve. Et la vérité, dans tout cela ? C'est bel et bien le cas, même si nul n'a de preuve. Car le nouveau « parrain » de l'île l'est également dans l'autre sens du terme : il n'est autre que le dirigeant d'un clan mafieux, souhaitant profiter d'une île mal famée pour y mener ses trafics sans être ennuyé par qui que ce soit.

Et les membres de son clan s'intègrèrent peu à peu à tous les lieux de l'île, même l'université et le lycée. Certains cherchaient à recruter les jeunes pour agrandir leur clan, d'autres faisaient des affaires illégales sur leur lieu de travail, dans la discrétion la plus complète. Il paraît même que la fille du patron avait infiltré la pension pour essayer de pousser les jeunes à rejoindre le clan de son père...

Tiraillés entre attraction et répulsion, études et mafieux, les jeunes qui se rendent sur l'Île de Rosebury ont bien des soucis à se faire. Qui, des rumeurs ou de la réalité, sera le plus effrayant ? A vous de voir...

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