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 Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]

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MessageSujet: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 21:13

Delierre (Okashii) Estelle (Yumi)
Infos de base :

Feat Ririchiyo Shirakiin - Inu x Boku SS


ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 20 ans, un vendredi 13 décembre
    NATIONALITÉ : Franco-japonaise
    SEXE & SEXUALITÉ : Fille bisexuelle
    GROUPE : Personnel
    CLUB : Aucun
    ÉTUDES : Possède tous les diplômes qu'elle peut souhaiter
    ÉTAT CIVIL : Célibataire
    TRAVAIL : Bibliothécaire (Lycée)
Infos Complémentaires:
CARACTERE : Ah, complexe jeune fille que voilà. Sachez tout d'abord qu'Estelle est diagnostiquée génie artistique du plus haut niveau. Elle s'ennuie au milieu de ses comparses du fait de son apparente facilité à décrocher les notes maximales à toutes les matières. Elle n'attend pas des professeurs qu'ils la laissent se reposer sur ses lauriers mais au contraire, qu'ils stimulent son "sens du chaos" comme elle aime à l'appeler. Elle se borne à dire, quand on lui demande dans quel sens va son propre chaos, qu'il est dangereusement instable et insatiable.
Elle aime lire, chanter, écrire, jouer (pour du théâtre ou dérivé), et peindre. Ce sont les arts qu'elle pratique principalement, mais elle craint, en général, d'offrir ses créations au monde. Elle affirme que les gens sont en général cruels, froids, et sans aucun sens artistique. Ca l'attriste beaucoup lorsqu'elle est dans un de ces jours funestes où elle ressasse son passé.
Elle est assez difficile à suivre, tant elle marche sur un fil entre une tendre innocence et une tristesse insondable. Elle n'arrive pas à se stabiliser, à cesser de regarder en arrière. Elle peut être calme, douce, puis basculer en un instant dans une litanie de sanglots tremblants. Juste à cause de son instabilité. Elle sait bien que cela pourrait la mener à sa perte, et lutte contre ça, mis ne parvient pas à s'aider seule.
PHYSIQUE : Très menue, Estelle semblera fragile. En effet, du haut de son mètre quarante et avec pour seule arme ses trente-huit kilos, on se dit que physiquement elle ne va pas bien loin. Mais c'est là une femme de théâtre, à la gestuelle souple et noble, dont les formes douces attirent hélas les hommes, comme des papillons qui danseraient autour d'une flamme au risque qu'elle s'éteigne.
Sa longue chevelure noire parsemée de mèches mauves, et dont les pointes ont toutes cette même teinte, chute en une douce cascade jusqu'au plus bas de ses reins, magnifiant sa silhouette qui, soyons honnêtes, n'en a pas vraiment besoin. Elle se vêt, en civil, d'habits gothiques, noirs, blancs et violets, qu'elle a en général confectionnés.
Son visage a le mérite de mêler la douceur de l'enfance, l'expressionnisme adolescent et la justesse adulte. Ses traits ont été dessinés fins, altiers, lui donnant un air de princesse dont elle se passerait bien. On remarquera notamment sa bouche rosée, sensuelle, son nez droit, et, surtout, ses yeux. Elle les a gris clair mais les cache sous des lentilles teintées couleur lavande, ourlés d'épais cils noirs.
Histoire :
Mon tout premier souvenir, ce sont les filles de l'école primaire qui me coincent dans les toilettes pour jeter un seau d'eau sur ma tête. Cruelles, faibles et jalouses créatures. L'eau est glacée, elle roule le long de mon dos et de mes cheveux, jusqu'à former une flaque à mes pieds. Et mes vêtements collent à ma peau, c'est désagréable. Le surveillant arrive. Il crie, gronde les filles qui, déjà, s'échappent en courant. Il arrive vers moi. Non, je ne veux pas rentrer maintenant. Papa est au travail, et Okaa-sama doit se reposer.
Il insiste, et je finis par céder. Je suis dans une petite voiture bruyante, qui sent le carburant et le faux cuir. Le professeur dit qu'il va empêcher les filles de me faire du mal. Je lui réponds que je me moque des actions de la plèbe à mon encontre. Il me regarde bizarrement, et il rit. Un rire faux. Ce n'est pas drôle, pourtant. Il pue la gêne, tout son corps le clame.

Second souvenir. La pluie tombe sur mon corps. J'aime la pluie, mais là, c'est inconfortable. Je l'entends se répercuter sur les deux grandes boites closes qui me font face. Ils sont dit que Papa et Okaa-sama dormaient dedans pour toujours. Mais moi je sais que quand on dort pour toujours, c'est parce qu'on est mort. Je me souviens qu'ils m'avaient laissée à la garde de Nii-sama, le voisin d'en face qui me divertissait avec ses énigmes. Tout le monde est en noir et moi je suis vêtue de violet, parce que Okaa-sama aimait le violet.  Nii-sama ouvre un parapluie et le tient au-dessus de moi. Je le remercie à mi-voix. Il y a de l'eau salée sur mes joues et mes yeux piquent. La voix du prêtre est triste, alors qu'il ne les connaissait pas. C'est étrange. Je demande à Nii-sama, et il me répond que c'est sa foi qui lui donne la tristesse pour mes parents. C'est étrange.

Troisième souvenir. Le juge dit que j'hérite de tous les biens de mes parents mais qu'ils seront débloqués à ma majorité. En attendant, je suis sous la tutelle de Nii-sama, qui s'est porté garant de moi. Je hoche la tête, docile. Toi, qui juges des gens dont tu ne sais rien, tu es un rouage du commun. Tu ne t'offres pas au chaos, et ta vaine tentative de l'abattre connait un peu plus chaque jour l'échec à laquelle elle était destinée. Tu es un être de mépris et de colère, tu te places sur un socle auquel tu n'as nullement droit. En un mot, tu es humain.
Nii-sama me fait sortir de là. Il prend ma main et me conduit à sa voiture. Je sais qu'il a vingt-cinq ans, et qu'il a fini ses études de médecine il y a peu. Je sais qu'il a écrit sous la tutelle de mon père, journaliste, et que ma mère, "hime" d'une ancestrale famille japonaise, était amie avec la sienne. Tous les matins, Nii-sama m'offre une énigme, et je dois lui donner une réponse au repas du soir. Si je ne trouve pas, il dit qu'il fera voler le chaos en éclats en me donnant la réponse. Mais ce n'est pas encore arrivé. Son chaos est délicieux, à la fois doux et impérieux.

Quatrième souvenir. Je suis au collège, avec un garçon. Nous sommes assis sous un arbre. Il projette de l'ombre sur son visage, je ne le vois pas bien. Mais je sais qu'il est beau, toutes les filles de ma classe le disent. Je lui rends un livre français qu'il m'avait prêté. Nous sommes les deux seuls, dans la classe, à lire cette langue facilement. C'était "Les Âmes Croisées" de Pierre Bottero, un auteur que j'aime encore beaucoup. Ses livres sont difficiles à trouver au Japon. Il sourit, dit que je peux le garder encore un peu. Je lui répond que je l'ai lu deux fois de suite, depuis qu'il me l'a prêté, la veille. Il siffle d'un air impressionné, puis éclate de rire. Je crois que je m'entends bien avec lui.

Cinquième souvenir. Celui du visage de Kaito au-dessus du mien, de ses yeux verts qui me regardent intensément. Il m'embrasse. C'est chaud, doux, chaotique, comme j'aime à le dire. Il me dit qu'il m'aime. Je lui souris et lui demande si c'est sa façon de me demander d'être sa petite amie. Il rougit et me répond que oui. Je le rassure, et j'accepte. Nous sommes en été, il fait chaud. Un an s'est écoulé depuis notre discussion sous l'arbre. Contre mon coeur, je serre "Le Chant du Troll", un autre livre de Bottero.
Nii-sama n'aime pas Kaito. Il dit qu'il me regarde comme si j'étais une proie. ais ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ? Kaito est gentil. Son chaos est sucré, il danse sur l'équilibre entre la sérénité et l'agitation. Oui, Kaito est gentil.

Sixième souvenir. Trois ans se sont écoulés, et nous sommes encore un couple. Je l'aime vraiment très fort maintenant. Nii-sama désapprouve toujours. Je me demande pourquoi. Kaito est toujours gentil et serviable, poli aussi, en sa présence. Je me fais cette réflexion, alors qu'il serre ma main. Nous sommes dans sa chambre, assis sur son lit. Soudain, il change. Il me bascule sur le lit, trop brutalement pour que je ne laisse pas un petit cri franchir mes lèvres. Il les embrasse avec une rudesse que je ne lui connaissais pas. Je pose mes mains sur son torse pour tenter de le repousser, mais je n'y parviens pas. Mon corps n'a jamais été fort.
Mon esprit refuse de s'attarder sur ce qu'il s'est passé réellement. Il ne reprend le contrôle que quand j'ouvre les yeux après de longues et douloureuses ténèbres. Je suis dans les bras de Nii-sama, couverte d'ecchymoses, d'éraflures, et j'ai mal, "en bas". Je suis nue. Et je me souviens. Mes pleurs, mes tentatives pour m'échapper, me reviennent en tête, ainsi que son sourire sadique et la violence de son corps contre moi, en moi. Je hurle, ça surprend Nii-sama. Mes ongles s'enfoncent dans ma peau. J'ai mal et c'est une délivrance. J'ai mal, je pleure, le chaos sort de mon corps par mes yeux, ma bouche, et par ce sang trop rouge sur ma peau blanche.

Septième souvenir. Je suis très mal, depuis une semaine. Nii-sama est furieux. Comme Kaito est mineur, il ne sera pas puni pour le mal qu'il m'a fait. Nous trouvons cela injuste. Et ça ne fait que me rendre plus mal. Une nausée au goût d'acide me tord l'estomac quand je pense au peu, si peu, d'intimité et de confort qu'on m'a donné quand j'ai été interrogée. A la fin, Nii-sama m'a emmenée, voyant bien que j'avais atteint ma limite. Il désapprouverait sans doute ce que j'étais en train de faire. La lame aux froids reflets s'approche de la chair fine de mon poignet. J'ai beaucoup hésité. Mais la douleur et les salissures doivent sortir. Je n'y arrive pas en écrivant, en chantant, en jouant pour mon club de théâtre.
La lame fend ma peau. Ca me brûle, et en même temps, ça me fait un bien fou. Je recommence, une fois, deux fois, trois fois. Je hurle, de douleur, de rage, de soulagement malsain. Le sang coule sur ma peau, tache l'évier devant moi. J'entends Nii-sama, il ouvre la porte à la volée. Il appelle mon nom en arrachant la lame de mes mains. Je me mets à pleurer. Il me rassure, en français, la langue de Papa. Je finis par m'endormir, dans ses bras. Son T-shirt est tout sale, c'est de ma faute, je crois.

Beaucoup de temps s'est écoulé. J'ai suivi, toutes ces années, des cours par correspondance, tout en continuant à aller dans des clubs scolaires de théâtre, d'écriture, de musique, et de peinture. J'ai commencé à écrire des romans pour portable. J'ai un succès moyen, je ne cherche pas spécialement à me faire connaître.
Sur la table est posée la lettre qui signe mon admission au Lycée lié à la Pension Coral, où je logerais désormais. J'ai peur, bien sûr, très peur, mais Nii-sama veillera sur moi de loin, et puis j'ai l'héritage de mes parents, que Nii-sama continue de garder pour moi. Je vais vers sa chambre pour le lui annoncer, le sourire aux lèvres. Il m'accueille avec un grand sourire.

Je rouvre les yeux et m'avance le long du chemin qui me conduit au portail. Ma valise est lourde, mais je persévère. J'ai peur, mais je pense que ça ira. Les portes s'ouvrent, et je me dirige à pas maladroits vers un destin dont je ne vois pas la route. Quel délicieux chaos.
Derrière l'écran:
Ton petit pseudo : Yuuki
    Comment as-tu atterri ici ? : Hasard total
    T'en penses quoi, du coup ? : Pas mal ~

    Tu affirmes avoir bien lu le règlement ? C'est pas mal comme présentation
© Fiche créée par Dune & Hugh pour la Pension Coral


Dernière édition par Estelle Y. Delierre le Sam 29 Mar - 22:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 21:29

Hello, et bienvenue douce et belle bibliothécaire !
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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 21:45

Merci à toi, fougueuse pensionnaire :3
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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 22:11

Bienvenue parmi nous !

J'aime beaucoup ton histoire même si elle est vraiment très triste... Ton personnage est vraiment intéressant du point de vue psychologie. J'ai hâte de voir son évolution~
Pour le reste, tout est ok pour moi alors,


Tu es validée !!


N'hésite pas à contacter le staff en cas de soucis.
Amuse- toi bien !!
Chère Estelle,
Tu peux dès à présent :

Resencer ton avatar: Ici

Faire une demande de logement: Ici

Faire une demande de rp : Ici

Faire ta fiche de lien: Ici

T'amuser avec nous : Ici




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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 22:16

Ma Estelle! ♥
C'est un plaisir de te voir ici, je veux un rp avec toi! *___*
Montre moi la puissance du chaos! /TGV/
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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 22:21

Promis, vous allez goûter au Chaos, mais toi, ma Nagigi, ce sera tout gentil, tout mignon, comme toi <3
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Jenny C. Robinson
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Chambre/Appartement: À la pension, au premier étage.

MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 23:30

Bienvenue parmi nous ♥
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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   Sam 29 Mar - 23:31

Merci, huhuhu ~
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MessageSujet: Re: Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]   

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Estelle, Chaos à l'état pur, soupir harmonique [FINIE !]
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